La CRE et la CNMC rejettent conjointement le projet d’interconnexion gazière STEP

En juillet dernier, Teréga et Enagás ont soumis aux autorités de régulation une demande d’investissement et de partage transfrontalier des coûts pour le projet STEP d’interconnexion gazière entre la France et l’Espagne.

Depuis 2015 et l’augmentation de la capacité de l’interconnexion à Biriatou, les capacités d’échanges de gaz entre les deux pays s’élèvent à 225 GWh/j, dont 60 GWh/j interruptibles dans le sens France vers Espagne, c’est-à-dire que, dans certaines circonstances, l’état du réseau peut limiter les capacités de transport disponibles. Le projet STEP vise à créer des capacités d’échange additionnelles à hauteur de 180 GWh/j de la France vers l’Espagne, et 230 GWh/j de l’Espagne vers la France. Les coûts du projet s’élèveraient, selon les deux gestionnaires de réseaux, à 442 M€, dont 290 M€ sur le réseau de Teréga.

Après examen du projet, les autorités de régulation française et espagnole ont conjointement rejeté, le 17 janvier 2019, la demande d’investissement présentée par Teréga et Enagás. La CRE et la CNMC considèrent en effet que le projet STEP ne répond pas aux besoins du marché et ne présente pas une maturité suffisante pour pouvoir faire l’objet d’une décision favorable des régulateurs et, a fortiori, pour faire l’objet d’une décision de répartition transfrontalière des coûts.